D’un concours de fenêtres allumées à Tokyo aux écrans du monde entier.
Le nonogramme est né au Japon à la fin des années 1980, inventé presque simultanément et indépendamment par deux personnes : Non Ishida, éditrice graphique, et Tetsuya Nishio, auteur de puzzles.
En 1987, Non Ishida remporte un concours d’art à Tokyo d’une façon inattendue : en allumant et éteignant les fenêtres de gratte-ciels pour composer des images géantes — une véritable grille de lumière. De cette idée de « dessiner avec une grille » naît le puzzle. Elle publie ses premiers recueils sous le nom Window Art Puzzles.
Le mot « nonogramme » est un hommage à Non Ishida : c’est le Britannique James Dalgety qui le forge. Le Sunday Telegraph se met à en publier chaque semaine dès 1990, et le jeu gagne la presse du monde entier.
Selon les pays et les éditeurs, le même jeu porte des dizaines de noms : Griddlers, Hanjie, Paint by Numbers, Pic-a-Pix, « mots-croisés japonais »… La preuve d’un succès qui a fait le tour du monde.
Mathématiquement, résoudre un nonogramme quelconque est un problème NP-complet — potentiellement très difficile. Mais un bon puzzle a une qualité essentielle : une solution unique, atteignable par pure déduction, sans jamais deviner. C’est exactement ce que le moteur de Lincella garantit pour chaque grille.